Publié le 27 août 2011 par
alsace dans
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bains municipaux,
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gestion,
ppp
Le dossier des Bains municipaux et la manière dont il sera traité pourrait bien préfigurer ce que sera la ville de demain. Comme de nombreux
strasbourgeois, les écologistes redoutent que la logique financière ne prenne le pas sur le bien commun et l’ambition de construire une ville pour tous.
Au moment où le débat sur la dette fait rage et où les premières mesures d’austérité sont annoncées tambour battant, le recours aux partenariats publics privés
(PPP) est présenté par certains comme la panacée de l’action publique locale. Ce n’est pas l’avis des écologistes pour lesquels la privatisation des activités des Bains municipaux est
l’expression d’un projet de ville très différent de celui que nous défendons.
Les mirages du court-terme
Les partenariats public-privé (PPP) ne sont au final qu’un mirage, un jeu comptable de court-terme pour contourner l’emprunt. Techniquement, et depuis le 1er
janvier 2011, les PPP sont pourtant enregistrés dans l’endettement de la collectivité.
Pour les Strasbourgeois, la signature d’un contrat de partenariat se traduirait par l’augmentation du prix pour les usagers des bains et son impact à moyen terme
sur la fiscalité resterait aléatoire. Cela touchera aussi à l’autonomie de la collectivité puisqu’elle perd la main sur les choix d’aménagements : les choix de l’entreprise seront ensuite
supportés par la collectivité (travaux, accessibilité, choix énergétiques…). Une note bien salée pour un allègement temporaire des coûts.
Les sorties de route des Partenariats Public-Privé
Les dégâts collatéraux des PPP sont tels que certaines collectivités font déjà marche arrière face aux surcoûts, aux défauts et aux retards constatés.Le Centre
hospitalier sud francilien n’étant plus en mesure de payer ses loyers, le Conseil général de l’Essonne a ainsi été contraint de voter une motion demandant la sortie du PPP pour sauver son
hôpital.
L’argent public ne doit pas alimenter la spéculation
L’Alsace est une terre d’humanisme et d’innovation irriguée par une pensée sociale qui a déjà su, par le passé, relever de nombreux défis Nous préférons que
l’argent public irrigue l’économie locale plutôt que les groupes du CAC 40.
Au delà de la forme, nous refusons l’idée que l’argent public profite une nouvelle fois à de grands groupes, plus habitués aux tours de passe-passe permettant de
transformer l’augmentation de leurs bénéfices en réduction d’impôts qu’à la défense du service public et de l’intérêt général.
Gardons à l’esprit que les Bains municipaux ne sont pas seulement un montage financier, c’est d’abord un projet social et culturel. Continuer à proposer des
tarifs accessibles, promouvoir la mixité sociale, les services de base aux sans-logis et aux populations précaires participe au rayonnement de Strasbourg comme capitale du bien-vivre
ensemble.
Nous voulons être fiers de notre ville et estimons que la collectivité peut faire barrage à la financiarisation des services publics et en assumer les
coûts.
Il est encore temps d’agir
L’entreprise et la Ville ne réfléchissent pas aux même horizons : pour cet établissement remarquable il est nécessaire de voir plus loin que la seule période
d’amortissement.
Historiquement, Strasbourg a été la première ville à innover sur le logement social et les transports en commun. Ayons l’audace aujourd’hui d’innover sur les
services au public !