Partager l'article ! Avant que le coq ait chanté deux fois, tu me renieras trois fois : Bernard Fischer est bien un Sarkozyste honteux!: Dans l'article de ...
Bruno FREYERMUTH
Le blog d'un obernois qui a décidé de résister
Dans l'article des DNA de l'édition du 2 avril 2011 sous le titre : Les élus locaux UMP déboussolés par leur parti,
B. Fischer, sans complexe ose déclarer : " Je n’ai pas suivi la politique nationale, ça me désintéresse totalement, sincèrement. Je lis beaucoup et regarde très peu la télévision. Je ne suis pas militant d’un parti, juste membre."
Quelle hypocrisie, au bal des faux-culs, B. Fischer est un virtuose!
En pleine déconfiture du Sarkozysme, les rats quitteraient-ils le navire ?
Dans l'évangile selon St Matthieu, il est écrit : avant que le coq ne chante deux fois, tu me renieras trois fois ! Cette citation s'applique de plein droit à B. Fischer.
Parmi les élus UMP du Piémont, Bernard Fischer est sans aucun doute l'élu UMP le plus marqué idéologiquement.
A l'échelon local il est bon de rappeler que Bernard Fischer a toujours appliqué avec zèle la politique de son "futur-ex mentor Nicolas Sarkozy :
PPP : Le partenariat public-privé (PPP) est un mode de financement par lequel une autorité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant au service public. Le partenaire privé reçoit en contrepartie un paiement du partenaire public et/ou des usagers du service qu’il gère. Ce mode de financement est présent dans de nombreux pays sous des formes variées.
à voir sur le même sujet la bande annonce du film la conquête (toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite)
Article des DNA du 3 avril 2011 :
Piémont des Vosges / Politique
Les quatre élus locaux de l’UMP sont les premiers à regretter la division affichée par leur parti au niveau national. Eux sont les tenants d’une ligne modérée qui ne se reconnaît pas dans le virage à droite de Nicolas Sarkozy, incarné par le très controversé débat sur l’islam et la laïcité qui doit démarrer mardi. Ils jugent qu’il y a des problèmes biens plus importants à régler.
« Quand je regarde le national, je me désole, quand je regarde le local, je me console ». Quand on l’interroge sur la situation actuelle de l’UMP, divisée et chassant sur les terres de l’extrême droite, le conseiller général de Barr, Alfred Becker, annonce d’emblée la couleur. Et résume bien la pensée de ses collègues élus locaux de l’UMP. Même si leurs attitudes divergent un peu. Tour d’horizon des positions, à un an de la présidentielle.
Alfred Becker (maire de Saint-Pierre, président de communauté de communes et vice-président du conseil général) l’a toujours dit : il n’est pas du genre à mettre son étiquette UMP dans sa poche.
« Je l’assume, mais j’ai de plus en plus souvent le sentiment que ça ne va pas dans le bon sens », glisse avec dépit celui qui se revendique d’un « gaullisme social » et « a beaucoup d’admiration pour Michel Barnier »
Le commissaire européen de la France a appelé à voter PS dans son canton de Savoie pour faire barrage au FN au second tour des cantonales.
Comme ses collègues du Piémont, Alfred Becker estime que « le débat sur l’islam n’a pas lieu d’être, il va déboucher sur une forme de stigmatisation.
Le débat sur l’identité nationale a déjà été un des facteurs de remise en selle du FN. Si on persiste dans ce sens-là, je ne comprends plus grand-chose. D’autant que dans nos régions, ça se passe plutôt correctement. Il y a quelques débordements, mais c’est la nature humaine. »
Cela ne l’empêche pas de penser que si le FN a prospéré, c’est parce que « pendant une décennie, on n’a pas osé dire les choses. Et quand on n’affirme plus ses valeurs, d’autres vous imposent les leurs. »
Il ne croit pas pour autant à une véritable adhésion aux idées du FN : « Si nos concitoyens se laissent avoir, c’est qu’ils ne trouvent pas de réponse ailleurs. Je suis engagé en politique locale depuis 1977 et j’ai aujourd’hui le sentiment d’une très grande confusion et d’une perte de confiance totale de nos concitoyens envers le national. Nous sommes le pays le plus pessimiste d’Europe, c’est terrible.
Sans doute à cause du pouvoir en place, mais aussi – et je l’entends de plus en plus – parce qu’il n’y a rien en face. La seule chose que sait faire l’opposition, c’est tirer à boulets rouges sur le président. »
Face à ce dernier, un autre candidat de droite peut-il s’imposer pour la présidentielle ? « Il faudrait déjà que Nicolas Sarkozy ne se représente pas. J’évite ce débat, il est un peu surréaliste. »
Le conseiller général de Rosheim et maire de Boersch, Philippe Meyer, se place sur une ligne encore un peu plus centriste.
« J’ai beaucoup discuté avec les candidats aux cantonales et ils ont senti un vrai rejet de certaines personnes en place et qui ont fait des dégâts comme Michèle Alliot-Marie.
Le président le paie au prix fort alors qu’il s’est battu depuis 2008 contre la situation économique avec des réformes courageuses comme les retraites. J’espère que d’ici l’automne il pourra y avoir une vraie réflexion sur le candidat qui portera nos couleurs. »
Sur le débat sur l’islam, il est en désaccord : « Personne n’a rien à y gagner. Aujourd’hui, il y a des problèmes plus importants : les femmes seules avec enfants, le chômage, les gens qui tombent dans des situations précaires très rapidement. Qu’on apporte des réponses concrètes à ces problèmes concrets. »
Il n’hésite pas à rappeler qu’il « a voté pour une subvention à la mosquée de Strasbourg parce que je préfère un islam organisé qui a un lieu de culte décent plutôt qu’une cave dans un quartier difficile avec un imam autoproclamé au discours antirépublicain. C’est une décision qui n’est pas facile quand on est à l’UMP, ça m’a été reproché par une partie de mon électorat. »
Celui qui est aussi professeur d’histoire rappelle que « la France doit être un pays d’ouverture et de tolérance. Elle s’est construite par vagues d’immigrations successives avec plutôt une bonne intégration, mais le meilleur moyen de protéger les immigrés actuels, c’est de s’en tenir là et de combattre l’immigration clandestine. »
Le maire de Barr et vice-président du conseil régional, Gilbert Scholly se montre beaucoup moins concerné et dit préférer les problèmes de sa ville.
« Je ne suis pas de très près ce qui se passe au niveau national. Je suis assez en dehors du fonctionnement du parti.
Les prises de position dans la presse me fatiguent, je n’ai pas envie d’y participer ; il y a d’autres urgences : la crise, l’emploi, la baisse du déficit de la France. C’est beaucoup plus important. »
Une position toute de même ? « Il y a beaucoup de remue-ménage pour pas grand-chose. Le débat sur l’islam ne me paraît pas si utile. Il y en a déjà eu tellement avant (sur l’école et d’autres trucs) qui ont accouché d’une souris. Ça me laisse complètement indifférent. »
Concernant le FN, le maire de Barr est persuadé que Marine Le Pen a « exactement les mêmes idées que son père. » Même si elle a condamné la Shoah ? « C’est ce qu’elle dit. Je pense surtout qu’elle veut être au plus haut. Le vote FN n’est toujours pas un vote d’adhésion, mais de rejet de l’existant. Les solutions préconisées par ce parti ne sont pas les bonnes. Si le FN était réellement aux affaires, ce serait douloureux. Et pas que pour les immigrés ! ».
Le maire d’Obernai et vice-président du conseil général, Bernard Fischer affiche un désintérêt encore plus marqué.
« Je n’ai pas suivi la politique nationale, ça me désintéresse totalement, sincèrement. Je lis beaucoup et regarde très peu la télévision. Je ne suis pas militant d’un parti, juste membre.
Ce qui m’intéresse, c’est comment trouver des solutions à nos problèmes. Quand je rencontre une femme de 35 ans qui me parle de ses problèmes de garde et se dit heureuse du périscolaire, ça me parle.
Pour le reste, ce ne sont pas au départ des problèmes politiques. C’est insupportable que les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Le souci, c’est qu’on n’arrive pas à réguler les problèmes spéculatifs mondiaux et ce n’est pas ici (N.D.L.R. : au niveau de la politique nationale) que ça se joue. Quelle est l’attitude de notre président aujourd’hui sur ces questions ? J’en suis triste, on est très en retard sur toutes les spéculations. »
Guillaume Muller
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