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Samedi matin, Roland Ries est venu à la mairie de Saâles présenter le bilan de son action de sénateur devant une vingtaine d'élus bruchois et des cantons voisins. Le soir, c'est Jacques
Bigot qui était à Russ pour une réunion de campagne dans le cadre des prochaines régionales.
« Il y a une vraie inflation législative. Or, les lois existent déjà, le problème est qu'elles ne sont pas toujours appliquées ». Première mise au point de Roland Ries. La
deuxième sera pour se dire « très frappé par l'aggravation des déficits publics » et une politique de la « fuite en avant » alors que « nous sommes
assis sur un champ de mines ».
Critique, le sénateur le sera aussi sur la suppression de la taxe professionnelle. « J'en comprends la motivation pour la compétitivité de nos entreprises »,
explique-t-il, mais « j'ai peur qu'à terme, ce soit aux ménages de payer la différence ».
La salle relève l'inégalité des collectivités face à cette TP, et le parlementaire d'en profiter pour fustiger l'absence de « système de péréquation ».
Autre réforme : celle des collectivités. Cette fois, son « inquiétude » porte sur une démarche qui « met la charrue avant les boeufs en s'occupant du
contenu avant le contenant », tandis que ses interlocuteurs y voient « la professionnalisation de la politique » et « la mort de tous les
petits élus ».
Un point qui tracasse plus particulièrement ces derniers sera aussi abordé : le projet d'écotaxe qui doit voir le jour avant la fin de l'année et sur lequel l'Alsace sera
région pilote.
Cette redevance fait
redouter aux maires
un report du trafic
Cette redevance fait redouter aux maires un report du trafic des camions vers leurs vallées et cols par ailleurs déjà saturés. « Ce sera politique », a expliqué
Roland Ries en référence aux arbitrages qui définiront les axes concernés par la taxe. Pour l'heure, « le Conseil d'État doit encore se prononcer sur la légalité » du
projet.
L'Europe, autre sujet de prédilection du sénateur en plus des transports, sera notamment évoquée à travers la problématique du nomadisme médical. Avant que Roland Ries ne donne son
avis sur une question bien française : celle des retraites où il appelle à un « discours de vérité », se déclarant quant à lui « assez d'accord avec ce
qu'a dit Martine Aubry dans un premier temps (porter l'âge de la retraite à 61 ou 62 ans, NDLR) ».
« D'abord faire une
démocratie territoriale »
Plus tard dans la journée, c'est Jacques Bigot qui était à Russ pour développer quelques thèmes de sa campagne devant une vingtaine d'habitants et élus de la vallée.
« La principale préoccupation des gens, c'est l'emploi », explique la tête de liste, dans un contexte où « l'Alsace est en train de rejoindre le niveau de
chômage des autres régions de France (...). Aujourd'hui, son modèle de développement connaît un déficit et doit se restructurer ». Formation, apprentissage... autant de sujets en
lien avec cette problématique qui seront mentionnés lors de la rencontre.
Sur la réforme territoriale, Jacques Bigot estime que « l'important est d'abord de faire une démocratie territoriale » et que, du point de vue des institutions, « il
ne faut pas travailler de haut en bas. Si la commune est le bon niveau, il faut laisser à la commune ».
Concernant enfin les transports, dans cette vallée où « beaucoup de gens viennent exercer à Strasbourg », Jacques Bigot considère enfin que ce qui est
« fondamental, c'est l'intermodularité. En coordination avec les autorités organisatrices, la Région doit essayer de travailler là-dessus. Si les gens n'ont pas cette
complémentarité, ils continueront de prendre leur voiture ».
Édition du Mar 2 fév. 201
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